la matrescence

Connaissez-vous ce mot ? Je l’ai découvert il y a quelques mois, juste après avoir accouché, dans le podcast Nouveau Chapitre.

L’invitée, Clémentine Sarlat, journaliste et jeune maman, a depuis créé son propre podcast, qui s’appelle d’ailleurs ainsi. 

La matrescence, c’est la contraction de deux mots : maternité et adolescence. Donner naissance est un tel chamboulement et implique tellement de changements… autant chez les femmes que chez les hommes d’ailleurs.

Lorsque le bébé arrive, on se retrouve face à une foule de questionnements et il est parfois bien difficile d’y trouver des réponses. 

Par le biais de ce podcast, j’ai appris énormément sur le 4ème trimestre de grossesse, le maternage, la gestion des émotions (du bébé et des parents), les VEO (violences éducatives ordinaires), le fait de signer avec son bébé, et tant d’autres sujets.

Le congé paternité est tellement court en France… c’est vraiment difficile pour les pères de ne pas profiter suffisamment de leur bébé et c’est aussi compliqué pour les femmes, qui se retrouvent toute la journée à s’occuper d’un nourrisson. Parce que l’on se sent parfois terriblement seule à cette période, que l’on a l’impression de traverser des gouffres, je me suis dit qu’il était important de faire connaitre ce podcast et tous ces sujets, tellement méconnus et parfois encore, tabous. 

Toute jeune, je me suis imaginée maman, puis pendant des années, j’avais occulté cette idée de mon esprit, m’assurant et affirmant que je n’aurai jamais d’enfant. J’ai longuement cheminé, étudié, lu, écouté. J’ai alors pris la décision la plus importante de toute ma vie et lorsque j’étais enceinte, j’ai senti le chamboulement arriver. Je me suis encore plus intéressée à tous ces sujets, qui m’ont passionnée. Je suis du genre à faire les choses à fond, à ne jamais lâcher. J’ai passé des heures à comprendre comment fonctionnait le corps humain, comment ce petit être grandissait dans mon ventre, pourquoi je commençais à produire du lait, etc. 

Et quand il est arrivé, ce fut une véritable révélation, une transformation, un débordement d’amour. 

J’ai eu envie de creuser encore plus les questions d’éducation bienveillante, de maternage, de comprendre ses émotions. 

On entend bien souvent que les bébés ne sont pas très intéressants les premières années de leur vie, mais pour passer 24h/24 avec lui depuis maintenant 11 mois, je peux vous assurer qu’il est passionnant de le voir évoluer, progresser, s’exprimer, communiquer, grandir tout simplement. 

Nous avons fait le choix de la motricité libre : il peut gambader, ramper, se mettre debout, monter, descendre à loisir. 

Nous avons choisi la DME (diversification menée par l’enfant) : il mange toujours à table, en même temps que nous, le même repas, et se débrouille seul pour attraper et manger les aliments.

Nous avons privilégié autant que possible le portage à la poussette : il s’est senti rassuré et en confiance contre nous. 

Nous ne l’avons jamais laissé pleurer : même si cela m’a toujours paru inenvisageable, il est maintenant prouvé par les neuro-sciences que laisser un enfant seul avec son chagrin a des répercussions notables sur l’adulte qu’il deviendra (manque de confiance en soi, difficulté à faire des choix…). On ne laisserait jamais un adulte pleurer dans son coin, sans intervenir. Alors pourquoi l’infliger à un petit être qui ne sait pas encore comment gérer ses émotions ?

Depuis des mois, je baigne dans cet univers d’enfant, je regarde les sites de décoration, vêtements, jeux pour les petits, je cherche des activités à faire avec lui, je réfléchis à ouvrir une boutique ou proposer quelque chose pour partager mes coups de cœur. 

J’aime toujours l’architecture, le design, la beauté, la mode, je suis toujours la même, mais je suis aussi différente, car cet univers est dans mon esprit toute la journée, chaque jour. 

Une chose est sure, la maternité m’a transformée, comme jamais je ne l’aurais imaginé. 

← Article précédent

Article suivant →

4 Commentaires

  1. La maternité est pour la femme un événement bouleversant, pendant la grossesse et après. L’idéal serait de partager ces moments à 100% avec le partenaire. Il reste encore du progrès à faire pour ce congé de paternité.
    Ainsi ils pourraient eux aussi voir comment ce petit être, dès sa naissance, a sa personnalité et comme il est passionnant de le voir évoluer.
    Comme toujours, un joli post qui nous ramène quelques années en arrière…

  2. C’est marrant car j’ai l’impression d’être passée par les mêmes phases que toi. Je m’explique : même si je n’ai pas encore d’enfant, j’ai toujours voulu en avoir quand j’étais petite, ado, jeune adulte. Jusqu’à ce que cette idée soit mise de côté car je vivais ma vie, je devais d’abord apprendre à me connaître, à découvrir ce que je voulais et ce que je ne voulais pas. Du coup, j’avais remis tout ça à plus tard et de toute façon, je n’avais pas la situation pour envisager d’avoir un enfant.
    Plus tard, l’envie et le projet (surtout) d’avoir un enfant est revenue. Même si j’en ai envie, ça me fait un peu peur car je suis devenue plus responsable et je sais tout ce que ça implique (je l’ai vu avec mon dernier petit frère et avec le fils de mon conjoint, dont je suis la belle-mère depuis qu’il a 1 an et demi).
    Et comme toi, le jour où je serais décidée, ce sera la plus grande décision de ma vie.
    En attendant, il n’empêche que je suis passionnée par le sujet de la maternité et des enfants. C’est tellement enrichissant !
    J’aime beaucoup le podcast Bliss évidemment, mais aussi certains articles de blog sur lesquels je suis tombée.
    Le compte instagram « Maman tu dors ? » est très joli aussi.

    Bises Géraldine,

    Manon

    • Merci pour ton message Manon. Je note le compte Instagram, je vais aller regarder.
      Je comprends que le sujet te passionne, les enfants (et les bébés) sont tellement incroyables et passionnants…
      Je te souhaite beaucoup de bonheur avec ta famille et de réaliser tous tes rêves.
      Bises !

Laisser un commentaire