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Je vous retrouve aujourd’hui pour vous partager mes premières impressions concernant San Francisco et pour revenir tout de même sur cet incroyable voyage, que j’ai fait il y a déjà un mois.

 

– L a   t r a v e r s é e –

J’ai volé avec la Compagnie Wow Air, qui est une filiale du groupe Air France. Mon vol s’est déroulé en deux temps : Paris Charles de Gaulle – Reykjavik / Reykjavik – San Francisco. Pour tout vous avouer, je n’avais jamais pris l’avion toute seule. Habituellement, j’agrippe le bras de Matthieu lorsque nous voyageons ensemble et que l’avion décolle ou qu’il y a des turbulences. Mon plus long vol s’était déroulé lorsque nous étions partis dans les Cyclades il y a bientôt 5 ans… autant dire, rien à voir par rapport à la distance qui m’attendait.

Je redoutais un peu le décollage, l’escale en Islande, la durée du vol. Et finalement, tout s’est passé à merveille : j’avais réservé une place au niveau du hublot du côté gauche de l’avion (la même pour les deux vols), ce qui m’a permis d’une part de voir tous les paysages et de ne pas être angoissée par cette sensation d’enfermement (ce qui me stresse le plus en avion, c’est de ne pas pouvoir sortir) et d’autre part, d’être en plein soleil tout au long du voyage. Résultat, je n’ai pas du tout dormi, j’en ai profité pour rattraper mon retard de lecture, observer ce que nous survolions en écoutant de la musique, me détendre tout simplement. Je n’ai pas sorti mon ordinateur, très peu mon téléphone, et cette déconnexion m’a fait le plus grand bien. Il n’y avait pas d’écran derrière les sièges, donc je n’ai pas regardé de film, mais ça ne m’a pas dérangé.

L’escale en Islande a été de courte durée (environ 55 minutes) et tout était très bien indiqué, je n’ai eu aucun mal à trouver la porte d’embarquement et mes bagages en soute ont été automatiquement transférés dans le second avion.

Côté nourriture, j’avais acheté un sandwich à l’aéroport de Paris, que j’ai pu  manger dans le premier avion (vers 13h30/14h). Un repas m’a été servi dans le second (j’avais réservé mon plateau au préalable sur le site de Wow), j’ai mangé vers 21h30 pour me caler sur l’heure du déjeuner américain (il était 12h30 à San Francisco).

 

– L ‘ a r r i v é e –

Je suis partie à 12h30 de Paris et arrivée à San Francisco à 17h30 heure locale (en réalité il était 3h30 du matin pour mon horloge biologique…). J’étais toute excitée à l’idée de retrouver Matthieu en sortant de l’avion, j’étais quasiment en train de courir dans les couloirs avec ma valise cabine. J’ai vite déchanté en arrivant, en voyant une loooooongue file d’attente, qui n’était autre que la douane. J’ai finalement mis plus de 2 heures à passer, il y avait énormément de monde et suite à une panne informatique, le système a été complètement bloqué… J’ai pu récupérer mes deux sacs qui étaient en soute juste après et je suis tombée dans les bras de Matthieu, pleine d’énergie malgré ce périple (3h d’attente à Charles de Gaulle + 3h35 pour le premier vol + 55 minutes d’escale + 9h10 pour le second vol + 2h à la douane). Nous sommes rentrés en métro (le BART) et nous avons fini le trajet à pied… Je n’avais jamais vu de rues aussi pentues et avec tous les sacs à tirer et porter pour rentrer à l’appartement, ce fut extrêmement sportif, heureusement que j’ai un mari en or ! Nous avons dîné en arrivant, de cette manière je me suis directement mise à l’heure américaine.

– L e   d é c a l a g e   h o r a i r e –

Nous avons 9 heures de décalage avec la France : quand il est 19h à Paris, il n’est que 10h à San Francisco. Avec ma technique du « soleil en pleine face tout le long du voyage » et des repas pris à l’heure américaine, je n’ai eu aucun mal à me caler sur ce nouveau fuseau. Les premiers jours, j’étais réveillée vers 6h30, mais comme on se couchait relativement tôt (21h30/22h), j’avais mon compte de sommeil. J’ai eu peur d’un contre-coup quelques jours plus tard, mais pas du tout, je me suis tout de suite adaptée, en allant me promener dès le matin et en m’exposant au soleil (quel bonheur après la grisaille et les tempêtes juste avant mon départ).

– L a   m é t é o –

San Francisco n’est pas au Sud de la Californie, ne vous attendez pas à être étouffé par la chaleur en arrivant. Le climat est tempéré, il ne fait ni chaud, ni froid, mais on bascule parfois rapidement d’un côté ou de l’autre. La semaine dernière, le soleil se faisait désirer, le vent soufflait depuis le Pacifique et il faisait assez frais. En revanche, quand le soleil est présent et que vous remontez des kilomètres de rues pentues, je peux vous assurer que vous appréciez de prendre une bonne douche une fois arrivé ! A l’abri du vent, l’air est doux, chaud, le soleil caresse votre peau, c’est un bonheur. Dans l’idéal, il faut sortir en tshirt ou chemise et prévoir un petit pull dans son sac. La végétation est dépaysante, je voyage à la vue des palmiers, des oliviers et je me réjouis d’en croiser régulièrement dans la ville.

– L e    s p o r t –

J’avais activement repris le running avant de partir, mais pour tout vous dire, je n’ai pas encore couru depuis mon arrivée. Deux choses me retiennent (mais c’est personnel, à Caen, c’était la même chose) : le vent, mais surtout les rues PENTUES. Pentues comme jamais je n’en ai vu ! Alors la solution, c’est de descendre en marchant jusqu’au port ou jusqu’à la plage par exemple, et de commencer son run… tout en sachant qu’il faudra bien remonter ! Pour l’instant, j’ai  opté pour l’option cardio et renforcement musculaire en plein air. Énormément de personnes font leur sport en extérieur (yoga, corde à sauter, taï-chi…) de manière très naturelle, sans se soucier du regard des autres, ce qui est très appréciable.

La moitié des personnes que je croise sont en tenue de sport, partent à la salle ou rentrent de leur run. Quasiment tout le monde est en basket : des hommes en costume (qui changent de chaussures en arrivant au travail), les vendeurs, les femmes… Je n’ai croisé que quelques filles en talons, mais je pense qu’il faut être entraîné depuis le plus jeune âge pour parcourir les rues pentues avec cet handicap ! Personnellement, j’ai mis mes Nike Flyknit les deux premières semaines. A présent, je me rechausse « normalement » et j’alterne avec mes différentes paires de sneakers et de sandales.

– L a   n o u r i t t u r e –

Agréable surprise, je vous en avais parlé dans un article, les aliments bio ne sont vraiment pas chers alors que la malbouffe coûte un bras. On se régale de fruits, légumes, céréales, graines, on cuisine dans notre nouvel appartement, c’est un bonheur. Nous n’avons mangé à l’extérieur qu’une seule fois (j’ai mangé le meilleur sandwich de ma vie, à l’avocat et à l’anguille), mais j’ai repéré plusieurs spots qui proposent une jolie carte. Manger healthy, c’est naturel ici : par exemple, à l’heure du goûter, les passants croquent une pomme ou prennent un green smoothie.

– L e s   q u a r t i e r s –

J’ai eu l’occasion de parcourir bon nombre de quartiers, ce qui est étonnant, c’est que l’ambiance est totalement différente d’une rue à l’autre. Il y a tellement de choses à voir ici, je suis vraiment consciente de la chance que j’ai de pouvoir découvrir cette ville au gré de mes envies. J’ai pris un certain nombre de photos, mais je réfléchis encore à la manière de les publier : par thématique, par quartier… Promis, vous en verrez bientôt plus sur notre jolie ville. Chose étonnante aussi par rapport à la France : l’urbanisme. Il suffit de regarder une vue aérienne pour comprendre, toutes les rues sont perpendiculaires et s’étendent sur des kilomètres. Il est donc quasiment impossible de se perdre et il est très facile de se repérer. De plus, les noms des rues sont gravées dans le sol à chaque intersection.

– N o u v e l l e   v i e –

Je pensais qu’il me faudrait plusieurs semaines, voire plusieurs mois pour me sentir à l’aise, chez moi. Curieusement, à peine installée, je me suis sentie très bien, j’ai apprivoisé ce nouvel appartement, ce nouveau quartier, cette nouvelle ville et ses habitants, tellement gentils et accueillants. Alors bien sûr, il y a de nombreuses différences avec la France (les unités : kilomètres/miles, euros/dollars, kilos/livres… ; la langue ; les prises de courant ; les feux des passages piétons…) mais elles s’apprivoisent au quotidien et nous rendent finalement plus riches.

 J’espère que ces premières images vous ont donné envie d’en voir davantage. Je vous prépare d’autres articles, rendez-vous la semaine prochaine. Bon vendredi et bon week-end !

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10 Commentaires

  1. Juliette L

    good luck for your new life !

  2. Pauline

    De jolies photos, merci pour le récit de ton voyage. Ca donne de bonnes idées pour préparer son futur road trip !
    Bisous

  3. Marie

    J’adore la première photo ! Je te souhaite une belle vie à San Francisco !

  4. Ton enthousiasme est parfaitement délicieux et agréable à lire !

  5. Quelle belle aventure! Avec mon mari nous nous sommes installés à New York il y a presque un an et je me retrouve un peu dans ce que tu dis : se sentir bien et chez soi très rapidement. Vous savez combien de temps vous allez y rester?

    • Je viens de découvrir que vous étiez partis aussi. New York, c’est une ville fantastique. Pour l’instant, je ne peux pas répondre à ta question, nous-mêmes nous n’en savons rien ! A très vite.

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