Habiter dans un container

La maison container est en plein essor. Économique, écologique, résistant et rapidement mis en œuvre pour un coût relativement bas, ce nouveau mode d’habitat séduit un public de plus en plus éclectique. Développé dans un premier temps aux Pays Bas, l’habitat container prend place progressivement dans le paysage français.

La fabrication en atelier, les modes de transport facilités et l’assemblage sur le site en un temps record, sont autant d’avantages mis en avant par les professionnels. Toutefois, ce mode d’habitat est-il pertinent ?

– Quelques exemples de réalisations –

Cette maison individuelle, réalisée par l’architecte Patrick Partouche, bénéficie d’une surface de 240 m². Elle a été construite sur la base de huit containers, acheminés par camions et assemblés sur place. Si trois jours ont suffi pour assembler les containers et constituer le rez-de-chaussée, l’étage et la toiture, les travaux se sont échelonnés sur une durée de six mois.

Le projet de l’agence CG Architectes est une maison container de 105 m², comportant un important porte-à-faux au premier étage. Le concept est de travailler sur deux volumes empilés perpendiculairement l’un sur l’autre. Les lignes sont très épurées et le bâtiment joue sur un contraste de matériaux et de couleurs.

Photographies : Javier Callejas

Ce nouveau mode d’habitat a particulièrement marqué les esprits avec les réalisations, notamment au Havre, destinées aux étudiants. Le coût étant réduit et la mise en œuvre plus rapide, l’habitat container peut être considéré comme une solution à la pénurie de logements étudiants.

L’exemple havrais démontre les qualités architecturales, environnementales et techniques de cette forme d’habitat. Les containers, emblématiques du paysage maritime du Havre, sont composés d’une ossature métallique et se développent sur quatre niveaux. Pour un loyer inférieur à celui d’une chambre de Cité U,  les étudiants bénéficient d’une surface plus importante et de larges baies vitrées, voire même de terrasses et balcons.  Toutefois, quelques mois après l’ouverture de cette résidence étudiante, certains problèmes ont été mis en avant (qualité des finitions, défaillance de structure), remettant ainsi en cause l’utilisation et la mise en œuvre des containers.

Les containers colorés sont empilés aléatoirement, à la manière des Lego. Ouverts à leur extrémité, ils bénéficient d’une luminosité exceptionnelle. Le projet d’Éric Reynolds, conçu sur une base de 123 containers, a permis la réalisation de soixante appartements. La modularité des containers permet d’obtenir une diversité des assemblages et des conceptions plus originales les unes que les autres.

Pour en savoir plus sur ce mode d’habitat, je vous conseille le livre Construire sa maison container, d’Élise Fossoux et Sébastien Chevriot, ainsi que Container Atlas, A Practical Guide to Container Architecture de M. Buchmeier, H.Slawik, et  J.Bergmann.

Également un lien vers un site pour découvrir de nombreuses réalisations. Bonne lecture !

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4 Commentaires

  1. Petit on jouait aux lego aujourd’hui on peut faire ça à plus grande échelle. Je connaissais les logements de Le Havre mais ceux de Londres m’étaient encore inconnus.

  2. ffilou6

    Je crois qu’il y a aussi des logements en containers à Lyon, près de la Confluence…

    • « Lyon Island » se situe dans l’éco-quartier de la Confluence à Lyon. Il se veut effectivement d’inspiration portuaire, avec des empilements inspirés des containers.
      Vous trouverez sur ce lien, un autre exemple de réalisation, cette fois-ci à l’échelle de la maison individuelle. L’architecte a reçu pour ce projet le prix d’excellence en architecture 2007 de l’ordre des architectes du Québec.

  3. Aaahh ouiii ils en ont parlé aux infos….

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